22Un jour, Jésus monta dans une barque avec ses disciples. Il leur dit: «Passons sur l’autre rive du lac.» Et ils partirent. 23Pendant qu’ils naviguaient, Jésus s’endormit. Un tourbillon s’abattit sur le lac, la barque se remplissait d’eau et ils étaient en danger. 24Ils s’approchèrent et le réveillèrent en disant: «Maître, maître, nous allons mourir.» Il se réveilla et menaça le vent et les flots. Ceux-ci s’apaisèrent et il y eut un calme plat. 25Puis il leur dit: «Où est votre foi?» Saisis de frayeur et d’étonnement, ils se dirent les uns aux autres: «Qui est donc cet homme? Il donne des ordres même au vent et à l’eau, et ils lui obéissent!»

Luc 8.22–25(S21)

Il arrive souvent que dans notre vie le Seigneur nous propose d’aller « sur l’autre rive du lac », dans un endroit inconnu, dans un changement de vie, dans une situation différente. Parfois il s’agit d’un autre lieu où nous allons rencontrer une difficulté particulière (Jésus savait que de l’autre côté, au pays des Gadaréens, il allait devoir chasser un démon), d’autres fois c’est la traversée qui nous fait peur, car nous allons devoir quitter notre confort actuel pour être dans une période d’instabilité, ballotés au gré des vagues, voire même traverser une tempête, un grand bouleversement de notre vie, une souffrance attendue ou non.

Quel est notre réaction lorsque nous traversons ce genre de situation ?

Nous voyons dans ce texte 3 réactions des disciples, à mettre en parallèle avec 3 réactions de Jésus face à la nouveauté, face à la peur de l’inconnu, face à une situation d’instabilité.

1. Les disciples

Jésus propose de prendre la barque pour aller autre part. Pas de questions de la part des disciples, ils suivent leur maître depuis le début, il obéissent en toute confiance, sachant que Jésus a toujours donné la bonne direction à suivre. Cependant lorsque la mer se met à s’agiter, que le vent souffle comme un tourbillon, que la barque commence à se remplir d’eau, menaçant de couler, les disciples sont pris de panique, persuadés que la mort les attend.

1. Jésus

Jésus, lui, dans toute son humanité, est éreinté de fatigue après une longue journée passée à enseigner et à guérir les malades. Il est à l’avant du bateau, en train de dormir. Même s’il savait ce qui allait se passer, il avait l’intention de faire confiance aux disciples pour ce qui concernait la navigation, il étaient des pêcheurs chevronnés et avaient une très bonne connaissance du lac de Tibériade.

2. Les disciples

Ne voyant plus de solution humaine à la situation et étant totalement envahis par la peur de mourir, ils décident de réveiller Jésus qui semble ne se soucier de rien. « Nous allons mourir » disent-ils à celui qui est Dieu, créateur du ciel, de la terre et de tout son contenu, des océans et de tout ce qui y vit. Mais pour les disciples, la confiance dans leur bateau, dans leur savoir-faire, leur intelligence et leurs muscles, a totalement disparu.

2. Jésus

Jésus se lève, et Luc va le décrire d’une manière tellement simple et concise, il ordonne à la tempête de se taire. Marc dans son Évangile va reporter les paroles de Jésus d’un simple cri : « Silence ! Tais-toi ! » Si court et si simple que nous ne pouvons pas nous rendre compte de l’ampleur de ce qui se passe à ce moment-là. D’une simple parole sortie de la bouche de Jésus, une tempête déchainée, un vacarme assourdissant de vent, de pluie et de vagues en furie, un bateau qui menace de couler à pic, des disciples trempés les pieds dans l’eau…

… tout s’arrête en un instant. De l’agitation à l’accalmie, du vent qui malmène à la douce caresse du soleil, des vagues énormes qui remplissent le bateau à une mer d’huile, du vacarme infernal au silence total, de l’angoisse à l’assurance paisible, de la peur, de la peur à la confiance.

3. Les disciples

Malgré tout la peur de la tempête est remplacée par une autre peur : ils viennent d’assister à une démonstration extraordinaire de la puissance de l’homme qu’ils ont devant eux. Un homme à qui obéissent la mer et le vent n’est pas ordinaire, et leur seule question est « qui est cet homme ? »

Mais ils viennent en même temps de connaître une chose de plus de ce Jésus qu’ils ont décidé de suivre : il est Dieu et tout lui est soumis (Héb 2.8). Sans qu’ils ne s’en aperçoivent, ils viennent d’apprendre qui est Dieu et cela augmente leur foi.

3. Jésus

Mais c’est justement ce que Jésus leur reproche : « pourquoi votre foi ne vient que maintenant, une fois que la tempête est apaisée ? Elle aurait dû être présente au cœur même de la tempête ! » C’est aussi une leçon qu’ils ont apprise : ils devaient faire confiance au Seigneur même dans les pires conditions, même au cœur de la tempête, parce qu’il est là et qu’il est capable de tout faire cesser en un instant.

Comme Pierre l’a si bien dit dans son épître, il prend soin de nous (1 Pi 5.7). Comme Paul le décrit si triomphalement, rien ne peut nous séparer de l’amour de Dieu, pas même les tempêtes de nos vies (Rom 8.38-39).

Sommes-nous conscient de cela ? Vivons-nous par la peur ou par la foi ?

John Mc Arthur écrit :

Certaines fois, le Seigneur suscitera une tempête dans la vie des croyants pour les corriger ; d’autres fois, ce sera pour accroître leur foi. Jonas se retrouva dans une tempête à cause de sa désobéissance, alors qu’en cette occasion c’est l’obéissance des disciples qui les place dans la tempête. Dans les deux cas, Dieu est là pour les délivrer.

MacArthur, J. F., Jr. (2014). Luc 6–10 (p. 278). Trois-Rivières (Québec): Publications Chrétiennes.
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